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Tara

par | 5 Juil 2013 | Visages de Dea | 0 commentaires

Dans le bouddhisme tibétain Tara aurait été une princesse du nom de « Lune de Sagesse » (Yéshé Dawa en tibétain)

Extrait tiré du livre de Bokar Rimpoché « Tara, l’éveil au féminin »

« Son histoire commence voici des âges incalculables, dans un monde appelé Lumière Multicolore ou vivait le bouddha Son du Tambour, l’une des filles du roi d’alors portant le nom de Lune de Sagesse, témoignait d’une grande dévotion à l’égard de ce bouddha.

Pendant de très nombreuses années, elle lui fit d’immenses offrandes ainsi qu’à son entourage de moines.

Elle décida un jour de prendre le vœu de bodhisattva en présence de Son du Tambour, autrement dis de faire la promesse d’atteindre l’éveil afin d’accomplir le bien des êtres de manière infinie. Les moines se réjouirent grandement de sa décision et, considérant qu’elle allait accumuler beaucoup de mérite par cet acte, lui conseillèrent de prier afin d’obtenir dans une vie future un corps masculin qui lui permettrait de servir les êtres ainsi que le dharma beaucoup mieux que dans une existence de femme.

Lune de Sagesse, quelque peu navrée de leur étroitesse d’esprit, leur répondit en se plaçant du point de vue de la nature ultime des choses :

Ici pas d’homme, pas de femme
Pas de moi, pas d’individu, pas de catégories.
« Homme » et « femme » ne sont que des dénominations
Créées par la confusion des esprits égarés de ce monde.

Elle ajouta que nombreux étaient ceux qui suivaient le chemin dans un corps d’homme, peu dans un corps de femme. « Quant à moi, dit-elle, jusqu’à ce que le samsara soit vide, je ferais le bien des êtres sous une apparence féminine. »

Telle fut sa promesse.

Sa pratique lui permit ensuite de réaliser la vérité ultime. Désormais devenue une Déesse, elle établit chaque jour des millions d’individus sur le chemin de l’éveil.

Demeurant un certain moment dans un état de concentration particulière appelé « la concentration qui libère les êtres du samsara. », elle fut connue sous le nom de « libératrice »ce qui en sanscrit se dit Tara.

Il est dit qu’elle libérait un nombre infini d’être le matin et un nombre infini d’êtres l’après midi.

Puis dans une autre ère cosmique, le kalpa de la Parfaite Victoire, alors que vivait le bouddha Amoghasiddhi, Tara, afin de protéger les êtres contre les dangers, les peurs et les démons, entra dans un autre état de concentration ; »la concentration qui vainc complètement les démons ».Elle fit ainsi de nouveau, le bien de très nombreux êtres, se portant à leur secours dès qu’ils l’appelaient. En raison de la rapidité de son activité, elle fut alors connue sous le nom de prompte et courageuse. »

Il y à 21 formes de Tara mais chaque manifestions est en fait d’autres aspects que Tara revêt selon les circonstances et les besoin de ceux qui la prient.

Ses deux formes les plus connues sont celles de Tara Blanche et Tara Verte qu’on reconnaît parfaitement d’un premier coup d’œil, de par leur couleur, leurs attitudes et attributs.

Tara Verte : est active et éveillée, (sa parenté avec le bouddha Amoghasiddhi qui règne sur la famille de l’action n’y est pas pour rien) le vert représente le vent qui la porte avec rapidité pour secourir ceux qui la prient.

La jambe gauche pliée montre son renoncement aux passions, la droite, à demi dépliée, montre que Tara est prête à se lever pour secourir tous les êtres (c’est la position du bodhisattva.). Ceci nous montre donc qu’elle à fais le choix de revenir pour aider ceux qui souffrent alors qu’elle-même est déjà libéré des imperfections du samsara.

Tara Blanche : à sept yeux (3 sur le visage, 2 dans les paumes des mains, 2 sous la plante des pieds), elle est blanche, et dans la posture du vajra….elle voit la réalité par les 3 portes de la libération (vacuité, absence de caractéristiques, absence de souhaits). On priera plus souvent Tara blanche pour ce qui est d’obtenir santé et longue vie avec ce mantra particulier :

« Om tara toutara touré mama ayuhpunyajnana-pustimkuru svaha »

Au Tibet on offre ses statuettes et ses Tangkha aux lamas en guise de prière pour leur longue vie.

Dans le bouddhisme on « accorde » ce qu’on appelle un « champ pur » où est représenté la divinité sur les Tangkha, celui de Tara est le suivant : «Harmonie de Feuilles de Turquoise ». (En tibétain : youlokeu)

Le jour de Tara est le huitième jour après la lune noire.

Les 21 Tara

Pravira Tara : Libératrice au parfait courage
Chandrakanti Tara : Libératrice au rayonnement lunaire
Kanakavarna Tara : Libératrice couleur d’or
Ushnishavijaya Tara : Libératrice de la protubérance crânienne parfaitement victorieuse
Humsvara-Nadini Tara : Libératrice produisant le son HUM (HOUNG)
Trailokya-vijaya Tara : Libératrice victorieuse sur les trois mondes
Vadi-Pramardaka Tara : Libératrice qui vainc l’hostilité
Vashitottamada Tara : Libératrice qui donne l’initiation sublime
Shoka-vinodana Tara : Libératrice qui dissipe les souffrances
Jagadvashi Tara : Libératrice qui rassemble les êtres
Mangalaloka Tara : Libératrice à la lumière de bon augure
Paripachaka Tara : Libératrice qui mène à complète maturité
Bhrikuti Tara : Libératrice qui fronce les sourcils
Mahashanti Tara : Libératrice de grande paix
Raga-Nisudana Tara : Libératrice qui vainc l’attachement
Sukha-Sadhana Tara : Libératrice accomplissant le bonheur
Vijaya Tara : Libératrice victorieuse
Duhka-Dahana Tara : Libératrice brulant la souffrance
Siddhi-Sambhava Tara : Libératrice source des accomplissements
Paripurana Tara : Libératrice qui achève la perfection
Et Tara Verte conformément à la tradition venant d’Inde nommée Suryagupta…

Dans cette tradition iconographique chaque aspect de Tara est différents par sa couleur, sa posture, le nombre de bras, le visage souriant ou grimaçant, les objets tenus dans ses mains….

Bhrikuti Tara

Tara est une Déesse très populaire au Tibet Elle fait l’objet d’une grande dévotion de la part des érudits et lamas, mais également du peuple tout entier….Tous connaissent sa louange aux vingt et uns hommages et la récitent quotidiennement.

La louange aux vingt et uns hommages n’est apparemment pas d’origine humaine mais un texte issue d’un tantra transmis par un Bouddha appelé Vairochana.

Cette louange est un texte hautement poétique mais qui peut paraître obscur sans explication par un Lama ou un érudit.

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