VISAGES DE DEA

DÉCOUVREZ LES MILLE ET UNE FACETTES DE DEA

Inari

par | 8 Fév 2013 | Visages de Dea | 0 commentaires

 

Inari est une divinité populaire, complexe et polymorphe du panthéon shintoïste japonais. Le plus souvent associée et vénérée sous la forme du renard, qui est son animal messager/symbole. Bien que divinité ou kami du riz et des récoltes, son champ d’actions s’étendit au fil des siècles à d’autres domaines. Elle représente en fait la force et l’esprit de vie qui se manifeste dans la croissance de toute chose. C’est pourquoi on la prie dans divers domaines. Ses domaines de compétences sont les suivants : – riz, nourriture, récolte, fertilité de tous types (agricole, animale, la reproduction, sexualité, humaines, financières, etc) – protection du commerce, dans les affaires – appeler/prier pour réaliser les souhaits, les désirs et avoir de la chance – déesse de guérison – patronne des guerriers, forgerons, des acteurs, des théâtres, des prostituées, des pompiers et même des pêcheurs – divinité aussi des changements, des transformations, des frontières entre deux mondes et des croisements de chemin/direction

Culte

Le premier lieu de culte est le mont Inari, qui est le sommet méridional de la chaîne de Higashiyama à l’Est de Kyoto où fut fondé son premier sanctuaire en 711. Il a trois sommets légèrement arrondis, qui s’élèvent à seulement 700 mètres d’altitude et sont couverts de forêts de cèdres denses. Divinité populaire, ses sanctuaires sont très nombreux au Japon et il en existerait plus de 30 000 à travers tout le pays, qui représenteraient environ 40% de tous les sanctuaires shintos du pays (source Institut des Traditions du Japon).

Elle est une des rares divinités ou Kamis japonais, vénérée d’une part au sein des sanctuaires Shinto, mais aussi des sanctuaires bouddhistes où elle est confondue avec une dakini d’origine hindoue ou un boddhisatva. Inari est vénéré sous des milliers de noms différents, choisis par ses fidèles. Son culte est adaptée individuellement à chacun de ses dévots. Elle est un kami différent pour chacun d’eux, parce que chaque personne façonne sa dévotion individuelle à Inari en fonction de sa propre compréhension du monde. Inari s’est adaptée aux caractéristiques de chaque région. Les noms des sanctuaires contiennent des préfixes du nom des endroits et du nom des gens, ou ils se réfèrent à la fonction d’Inari, qui est honorée dans ce sanctuaire.  La multiplicité des manifestations d’Inari reflète la multiplicité des prières, qui sont faites par les pratiquants de son culte. C’est un culte populaire qui échappe au contrôle des systèmes religieux nationaux, tout en ayant ses sanctuaires prestigieux et célèbres comme celui de Fushimi Taisha.

Genre

A l’origine Inari était asexuée. Avec le temps, elle fut associée à un genre féminin en raison de son lien avec la fertilité. Elle apparaît alors sous les traits d’une belle jeune fille aux cheveux dans le vent, chevauchant un renard blanc et tenant dans sa main une gerbe de riz, une faucille, une épée, un joyau (qui exauce les souhaits) ou une clé. Cependant dans le contexte bouddhiste, elle est plutôt représentée sous la forme d’un vieil homme. Elle est aussi associée au kami Dakiniten ou à Hakushinkoo Bosatsu (le Boddhisattva roi dragon blanc).

Les symboles d’Inari

– Le joyau qui exauce les souhaits

– Le renard et en particulier le renard blanc, voir le dragon autre forme prise par la divinité

– Une faucille

– Une gerbe ou un sac de riz

– Une épée (une légende raconte qu’elle a aidé un forgeron nommé Munechika à forger l’épée prestigieuse kogitsune-maru (signifie petit renard) au 10 éme siècle)

– Un fouet, utilisé pour brûler les récoltes de riz des gens

– Un torii recourbé rouge, un portail de bois de couleur rouge et noir traditionnellement placé à l’entrée des sanctuaires shintoïstes

– Un autel fait de roche, d’un rocher

– Le cèdre

– Le tofu frit ou Inari Sushi (Suhsi fait de tofu fris)

– Le rizHinari est fêtée au second mois de l’année, pendant une fête appelée  Hatsuuma à l’approche du printemps et à l’automne, 5 jours avant la pleine lune de novembre.

Pour en savoir plus

– The Fox and the Jewel: Shared and Private Meanings in Contemporary Japanese Inari Worship, de Karen A. Smyers

– Encyclopedia of Shinto

– Inari Shinkō Article

© Besa Akantheia pour l’Ordre de Déa

[starbox id=8]

 

Pin It on Pinterest

Share This

Partager cet article!

Cliquez sur le réseau social de votre choix pour partager cet article.