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Marcher entre les mondes : la voie de la prêtrise chamanique

par | 29 Août 2015 | Prêtrise déaniste | 0 commentaires

Traduit de l’article d’Anyaa McAndrew, du site Goddess on the Loose

Nous détenons le pouvoir dès notre naissance, c’est notre droit sacré. Mais plusieurs d’entres nous l’avons renié, après avoir été témoins de sa mauvaise utilisation et de la destruction qu’il peut engendrer. En tant que femmes, la mentalité « avoir le pouvoir sur quelque chose » ou « celui qui se bat est le seul à accomplir quelque chose » est une assez bonne raison pour que nous évitions de nous approcher du pouvoir. Lorsqu’elles sont encouragées à exprimer leur essence et à reconnaître que la source de leur véritable pouvoir est leur propre esprit, les femmes marchent différemment le long de leur voie spirituelle.

Plusieurs sources qualifient l’âme de féminine, puisqu’elle est à la fois sauvage, chaotique, sensuelle, pleine de volonté, douce, émotive, compatissante et passionnée. Je trouve que ce sont des qualités que la prêtresse cherche à éveiller en elle. L’âme pourrait aussi être décrite comme étant chamanique. Elle plonge au creux de la terre lors de son voyage aux pays de l’humanité, rassemble les joyaux qu’elle y trouve et les rapporte à l’esprit, qui pourrait être vu comme masculin. L’âme ne tient pas compte des dogmes, des règles, du bien et du mal, puisqu’elle recherche les expériences pures à travers les royaumes et couches de la vie au sein d’un corps. Les cycles de la vie et de la mort, de la joie et de la peine, du changement et de la stabilité, sont des royaumes naturels chamaniques de l’âme, et du Féminin, une fois qu’elle est reconnectée à sa sagesse intérieure.

L’archétype de la prêtresse se retrouve dans toutes les religions à travers le temps, mais il s’est perdu quelque part dans notre psyché pour les mille dernières années. La prêtresse est le véhicule à travers lequel le Féminin Sacré, ou la Déesse exilée, revient sur notre planète. Partout dans le monde, des femmes s’éveillent à la partie divine et sacrée en elles, peu importe son nom. La voie de la prêtresse est un véhicule parmi plusieurs qui contribue à ce retour, la voie chamanique est en un autre. La conscience de la prêtresse nous enseigne à vivre nos vies dans le sacré, au service du monde, tandis que la conscience chamanique nous enseigne les cycles de la vie, la mort, la renaissance, l’ombre, la lumière, l’humanité et le divin. Tous deux nous montrent comment incarner l’humain et le divin en nous par le biais d’initiations spirituelles et comment accepter les transformations qui s’en suivent et qui donne un objectif plus profond et plus puissant à nos vies.

Alors que nous sommes dans un tournant important, que toutes les sagesses renaissent et que nous réintégrons ce que le patriarcat a exilé, tout tombe en place. Les mystères féminins, les spiritualités de la terre, la sexualité, les mystères de la mort et de la renaissance tombaient tous dans l’ombre ou dans les tabous lors du règne du patriarcat. Le pouvoir des femmes est égal au pouvoir de la sexualité, qui est égal au pouvoir des anciennes écoles à mystères pour lesquelles le pouvoir sacré et l’énergie vitale n’avait que peu de secrets.

Avec une bonne dose de courage, nous sommes enfin en mesure de retirer ces mystères hors de la noirceur. Nous pouvons réveiller notre sagesse naturelle, héritée mais reniée, dû à des atrocités comme la Sainte (?) Inquisition, les massacres de femmes, les Templiers, le Catharisme et autres génocides et croisades plus récentes contre les peuples indigènes partout à travers le monde. Nous pouvons également reconquérir la perte de la connexion entre notre âme et notre corps, ce qui a résulté que nous ne portons attention qu’à notre tête, oubliant et reniant l’énergie vitale qui nous anime et nous rend vivants.

La prêtresse chamanique cherche à incarner le féminin profond ainsi que l’humain, avec tant de compassion, passion et vitalité (par le biais des chakras) qu’elle magnétise les cieux sur notre planète, appelant à nouveau les forces spirituelles de la transformation avec grâce, dignité et beauté. En tant que femmes conscientes, nous réclamons notre droit d’être spirituelles. Nous réclamons notre droit d’invoquer le Divin, d’accomplir des rituels, des cérémonies, de la magie, de voyager comme le font les chamans, et de redonner à nos communautés les visions de nos rêves d’une nouvelle Terre. Nous appelons le meilleur du passé, dans le présent, pour construire un nouvel avenir.

Comme Inanna, déesse reine chamane de l’ancienne cité de Sumer, nous retournons à notre connaissance intérieure, tout comme elle le fit à son époque. Inanna entreprit sa descente et apprit à marcher consciemment entre les mondes. Par ce voyage, elle acquerra l’humilité et la compassion nécessaire pour incarner son esprit dans son corps et ainsi unir les cieux et la terre, action aussi appelée par certains le Mariage sacré. En cette époque où notre monde est menacé par de sévères destructions et bouleversements politiques, plusieurs d’entres nous se sentent impuissants et ont l’impression qu’il n’y a rien que l’on puisse faire qui ferait une différence significative pour favoriser des changements évolutifs pour notre bien-aimée Gaïa. Le concept de la prêtresse chamane offre à chacun de nous une façon de trouver la paix, la sagesse et la guidance intérieure nécessaire pour ce qui nous attend, pour ce voyage tant individuel que collectif.

Les initiations du cœur, comme la mort et la renaissance, le mariage sacré, l’acceptation de notre part d’ombre et de notre nous masculin, les voyages chamaniques et la sexualité sacrée, nous guident au plus profond de notre système de croyance, afin de mettre en pièce ce qui nous empêche d’exprimer notre vraie nature. En exprimant, pardonnant et intégrant toutes les parties de notre être, nous atteignons la plénitude et les pouvoirs qui nous échappent émergent naturellement. La prêtresse chamanique reprend sa place sur la Terre et porte le masque de la Transformatrice Compatissante. Les différentes étapes de l’initiation, et puis de l’émergence, permettent à une prêtresse, dont le temple est le monde de tous les jours, d’être en pleine possession de ses moyens. Son influence transparaît dans plusieurs rôles : fille, mère, amante, femme de carrière, voisine; elle est prêtresse dans toutes ses interactions, à tout moment. Ce sont tous ces facteurs essentiels qui font du mysticisme féminin un art à la fois enraciné et simple et imaginatif et sacré.

Le travail spirituel féminin nous demande de nous incarner complètement afin d’être en constante création avec l’Esprit. Nous ne pouvons plus nous permettre d’être une victime démembrée du patriarcat, et ce, à plusieurs niveaux : physique, économique, politique, social et spirituel. Nous réintégrons consciemment ce pouvoir que nous n’avons jamais connu dans cette vie, ni pour toutes nos vies depuis des milliers d’années. Comme plusieurs l’ont prédit pour ce temps nouveau, ce sont les femmes et le féminin qui peuvent avoir le plus grand des impacts.

La nouvelle prêtresse vit une vie normale. Ce qui la différencie des autres, c’est qu’elle est pleinement consciente que ses pas la guident dans une marche sacrée, que ce qu’elle accomplit est sacré et qu’elle aussi, est sacrée. La prêtresse chamanique est prêtresse du monde.

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Ysis Sophia

Ysis Sophia est la fondatrice de l'EMD/OD et se consacre profondément aux mystères de la Dame Noire. Elle est présentement en démarche pour faire sa prêtrise à la déesse hindoue Kali et explore le shaktisme comme voie spirituelle. Son amour pour le Divin Féminin est tel qu'elle y consacre sa spiritualité.
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