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La relation à la déesse patronne : quête ou sacerdoce ?

par | 4 Avr 2016 | Prêtrise déaniste | 0 commentaires

Il existe bien des manières d’envisager sa relation avec sa déesse patronne, et la façon dont Elle nous choisit / nous La choisissons. De ce que j’ai pu lire et entendre, deux attitudes globales ont émergé et j’ai l’impression d’y retrouver une majorité de personnes. Permettez-moi de vous en parler.

Le Sacerdoce

« L’arme noble d’un monde civilisé. » (merci Star Wars, et pardon pour la petite modif’) : la personne en sacerdoce hésite peu. Elle se découvre appelée. Son action dans ce monde est aussi droite et franche qu’un sabre : elle sait qui elle sert, elle se laisse guider par Elle et est ici pour faire entendre la voix et qualités de sa déesse.

Je pense notamment à des personnes qui sont « affiliées » à la déesse Brigit. (Attention, je ne dis pas que tous les fidèles de Brigit appartiennent à cette catégorie.) Celle-ci a une présence très forte dans ce monde, car un culte encore vivace et répandu, et des attributs bien déterminés. Il est plus aisé d’avancer sur sa voie, de sentir son énergie comme on sait à quoi s’attendre. Et puis, il n’y a pas à dire, Elle en impose !

En tout cas, il y a quelque chose de net, d’évident pour les personnes en sacerdoce, et les « quêteurs » qui les entendent et les lisent peuvent être étonnés et rêver d’avoir, eux aussi, une attitude affirmée : « Bien sûr que c’est Elle ! Bien sûr qu’Elle est comme cela pour moi. »

Hésiter parfois quant aux actes, mais ne pas en douter… Servir leur déesse, incarner ses préceptes dans ce monde leur sont une véritable vocation et les « sacerdotiens » s’y appliquent avec vigueur.

Il y a une force tranquille chez la personne qui vit le sacerdoce, doublée d’une ferveur tout feu tout flamme et d’une dévotion très « entière » à sa déesse patronne. Elle marche avec conviction et chacun de ses pas fermes est un chant d’offrande à Celle qui habite son cœur.

La Quête

Si le sacerdoce est le sabre laser, la quête ressemble plus au bandeau posé sur les yeux de Luke alors qu’une petite boule en lévitation lui tire dans le fessier. On sait qu’il y a quelque chose, mais quoi… ? Vers où se tourner pour le savoir, quelle attitude prendre pour la situer et interagir avec Elle ? Là, clairement, il faut que les deux parties s’avancent l’une vers l’autre.

Dans la quête, on tâtonne. Bien sûr, il y a la peur de se tromper dans son choix. Et si je ne me tourne pas dans la bonne direction ? Eh bien, on se prend un coup de laser au popotin et on recommence. La quête apporte rarement des certitudes : tout se joue au feeling, à d’infimes intuitions. Parfois, on sent l’impact du laser sur le sabre, une confirmation. Mais quant à la présence de la boule et à la faculté propre à la personne à entrer en relation avec elle, il va falloir que ladite personne se contente d’y croire et tende ses petites antennes (sa petite âme) pour essayer de capter un signal.

La personne en quête ne peut se baser que sur une combinaison d’espoir et de foi, et c’est ce qui fait sa liberté et son tourment. Lorsqu’elle choisit une déesse – autant, si ce n’est plus, qu’une déesse la choisit –, elle le fait en conscience et en formant le vœu d’améliorer ce monde comme elle-même. Pour elle, s’affilier à une déesse patronne, c’est vouloir amener les qualités de cette déesse dans sa vie et dans celle des autres. Elle vise un but et essaie au jour le jour d’y parvenir, de s’attacher à une voie qu’elle tient en haute estime et dans laquelle elle se sent capable de s’épanouir.

Voilà, j’espère que ce petit texte vous a été utile. Il est né d’une discussion avec Célia-Pierre de lune et Chani, et je les en remercie toutes deux, ainsi que de m’avoir encouragée à la retranscrire dans une forme un peu plus condensée.

Je tiens aussi à préciser, car mes propos donnent l’impression inverse : les personnes appelées en sacerdoce peuvent tout à fait changer de déesse patronne au bout de quelques années. On peut aimer passionnément quelqu’un, puis les chemins de la vie font qu’on évolue différemment et que l’osmose se dissout doucement. À l’inverse, une personne en quête peut tomber direct sur « la bonne » et passer son existence avec une unique déesse patronne.

Bref, respirez, soyez souples sur vos genoux et ne balisez pas, car « Luke, la Peur mène à la… »   ^_~

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