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La déesse-chamane originelle en tant que femme-qui-accouche: les femmes étaient les premiers chamans

par | 13 Mai 2013 | Archétypes féminins, Prêtrise déaniste | 0 commentaires

CET ARTICLE EST UNE TRADUCTION ET ADAPTATION DE L’ARTICLE The Birthing Woman as Original-Shaman Goddess: Women were the first shamans, publié par anyaa mcandrew

Dans son livre Shakti Woman, Vicky Noble se réfère à Geoffrey Ashe, un académicien britannique spécialisé en chamanisme selon qui les premiers chamans étaient des femmes et que la plus ancienne forme du terme chaman se traduit par femme chamane. Noble écrit :

« Ashe est très clair à propos d’une chose qui m’intéresse particulièrement : il dit que le chamanisme ancien n’était pas un phénomène individuel, mais plutôt quelque chose qui était pratiqué par un groupe de femmes. Et que biologiquement, le pouvoir de ce groupe de femmes prend racines dans les menstruations et dans les mystères de l’accouchement. » (Shakti Woman, page 13)

Un chaman est une personne qui a un pied dans les mondes (le visible et l’invisible) et qui peut également se déplacer entre ces mondes. Lorsqu’une femme saigne, elle pénètre le monde invisible, le monde des rêves, de l’intuition et des esprits. Parce qu’en Occident, on ne nous enseigne pas cette ancienne façon de voir le monde, nous ne savons pas comment y adhérer. Toutefois, avec la ré émergence de la Déesse, nos mémoires ancestrales reviennent et nous apprenons à nous en souvenir.

Un groupe de femmes saignant ensemble permet à une vision collective de devenir plus profonde et introspective, ce qui a beaucoup d’incidence sur une communauté. Dans les sociétés matriarcales, il était probablement vrai de dire que la vie de tribu était guidée par les visions de ces femmes qui saignaient ensemble. Des femmes qui, par le biais de leur sang et de leur cycle harmonisé à chacune et à la lune, accédaient à des techniques de guérison et d’acquisition de connaissances provenant du monde invisible, était une forme primale d’art chamaniste. Donner naissance était aussi une telle forme d’art.

Monica Sjöö donne clairement son avis sur l’art chamaniste des femmes dans son livre New Age of Armageddon :

« L’ancienne Déesse était la Déesse de la naissance et de la mort; et la sagesse de la fertilité et le chamanisme sont tous deux liés à cette capacité de passer d’un monde à l’autre. La femme qui accouche est l’archétype de la chamane qui guide les âmes d’autres mondes vers celui-ci, afin qu’elles se forment et s’incarnent en son corps. Elle est la médiatrice entre les mondes et grâce aux mystères de la transformation et à sa magie, elle transforme le pain et le vin en son corps et son sang. » (New Age of Armageddon, page 194)

Accoucher est sans contredit salissant et sanglant. C’est intense, sauvage, féroce, bruyant, mais ce n’est pas violent. C’est sanglant puisque c’est une transformation chamaniste. Le sang de l’accouchement est l’océan primordial de la vie qui permet à l’enfant de survivre dans l’utérus; l’offrande de ce sang lors de l’accouche est un cadeau de la mère à l’enfant. Le flux de ce sang est le premier signe, le second est le flux des eaux, qui indique qu’une nouvelle vie est sur le point de naître; c’est ainsi que cela se passe également lorsqu’une jeune fille a ses premières menstruations.

Le sang de la transformation est miraculeux. En espagnol, l’expression dar a la luz, « donner naissance », signifie littéralement : donner à la lumière – les femmes qui accouchent donnent la lumière à une nouvelle vie, par leur sang. L’aspect salissant et sanglant de l’accouchement est un cadeau de la Terre chaotique qui prend forme.

Honorer les mères en tant que premières chamanes nous honore toutes. Reconnaître que sans notre mère, son amour, son éducation et sa sagesse guérisseuse, nous serions tous morts, nous apprend à vivre en harmonie avec la toile de la vie. Respecter nos mères nous enseigne à respecter la Grande Déesse.

Xella Sieidi

Xella Sieidi

Xella Sieidi explore les pratiques et traditions féminines des cultures chamanistes et animistes du monde depuis une quinzaine d’années, se passionnant entre autres pour le travail oraculaire, les voyages divinatoires auprès d’animaux, la sexualité sacrée, les rites de guérison du curanderismo et les mystères féminins. Elle elle est la directrice administrative de l’Ecole des mystères de la Déesse.
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